Scratch

Doug Pray

USA / 2001 / 88 min, vostf

"Scratch" est un documentaire qui propose un tour d’horizon complet de l’univers des génies méconnus que sont les DJs. Dans l’ombre des rappers qui occupent le devant de la scène, les véritables concepteurs de cette musique officient en coulisse. Les DJs sont les architectes musicaux du rap. Depuis les pionniers qui, à la recherche de nouvelles sonorités, furent les créateurs de ce son jusqu’aux prodiges actuels au talent et à la culture musicale immense, voici la saga de techniciens des platines qui ont révolutionné le rap. Six DJs fondamentaux GRAND WIZARD THEODORE a été l’un des inventeurs de l’art du deejaying. C’est lui qui a trouvé la technique du scratch en manipulant un disque d’avant en arrière pour obtenir ce son devenu si caractéristique de la musique rap. Figure légendaire du rap old school, AFRIKA BAMBAATA a fondé la Zulu Nation en 1973, pour fédérer les gangs de rue new yorkais par la culture hip-hop plutôt que de les laisser s’obstiner dans la violence. En tant que DJ, il a été à la pointe d’un son futuriste qui mélangeait les genres de façon iconoclaste et a signé en 1982 Planet Rock, le maxi le plus révolutionnaire du rap. GRAND MIXER DXT, DJ du South Bronx, est entré dans la légende du hip-hop en participant en 1984 au morceau historique d’Herbie Hancock Rock It. Sa performance sur ce morceau déclencha un nombre incalculable de vocations, dont celles des DJs interviewés dans Scratch. DJ très galonné, MIXMASTERMIKE ou MMM fut champion du monde des DJs avant de s’illustrer aux platines derrière les Beastie Boys. On le voit dans Scratch dévoiler quelques-unes de ses techniques. On peut dire qu’à l’heure actuelle QBERT fait partie des cinq meilleurs DJs mondiaux. Il a été interdit de compétition dans les championnats internationaux afin de laisser une chance aux autres. Dans Scratch, on voit Qbert chez lui, à Daly City en Californie, et sur la scène du Turntablist Festival de John Carluccio à New York. DJ SHADOW considère le deejaying comme un art précis et complexe et introduit des éléments disparates - techno, soul, discours étranges - dans la trame hip-hop. L’un de moments forts de Scratch est très certainement son interview dans le sous-sol d’un magasin de disques : il se livre à la caméra entouré de quelque cinq cent mille disques vinyles empilés à perte de vue. Un nirvana privé où il déniche ses pépites à scratcher. Glossaire Beat : Un rythme. Break : Interlude entre des rimes. Break dance : Saccadé, robotique ou acrobatique, le break est né dans les rues en même temps que le rap, à la fin des années 1970. Cut : Technique de DJ qui consiste à fragmenter une phrase d’un disque et à faire aller celui-ci d’avant en arrière plusieurs fois pour un effet de répétition. Dealer : Vendeur de drogue. DJ : (Disc Jockey, prononcer Dee Jay) Celui qui lance le son dans des clubs, des soirées sur scène ou en studio. Par extension, l’artiste derrière ses platines. Deejaying : L’art de manier les platines. Graffiti : Fresques à la bombe de peinture, qui ornent les murs des banlieues et des centres urbains. Rap hardcore : Rap violent, aussi bien dans la musique que dans des propos souvent radicaux. Hip-Hop : Culture globale incluant le rap, le graffiti, le break dance et l’art des DJs. On parle souvent d’une nation hip-hop pour évoquer les sympathisants de la cause. MC : Rappeur au contrôle du microphone. Sample : Échantillon sonore emprunté à un disque pour être incorporé à une nouvelle composition. Le procédé est dénommé sampling. Scratch : Effet sonore obtenu en actionnant un disque d’avant en arrière sur une platine. Tag : Signature graffitée rapidement, à la bombe ou au marqueur, dans un lieu public.


Distribution : Metropolitan filmexport / 29, rue Galilée / 75016 Paris / tél. : 01 56 59 23 00 / sebastien@metzfilms.com

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