Festival Ciné Junior : Édition 2004

Programme de courts métrages

Ephémera
Janne Hansen / Animation / Norvège / 1997 / 3 min
"Ephémera" est réalisé en pellicule grattée. Cette technique consiste, au lieu de filmer image par image les éléments du film, à dessiner directement sur la pellicule, sur chaque photogramme, en grattant l’émulsion du film et en y apposant éventuellement des couleurs. La pellicule grattée et le dessin direct sur la pellicule sont des techniques utilisées depuis les premiers films d’animation et notamment pour des films non narratifs et/ou non figuratifs qui s’apparentent au cinéma expérimental (films de Norman Mc Laren, Emile Cohl). Comme pour "Ephémera", il s’agit de films qui travaillent avant tout sur le trait et la couleur d’une part. Sur le rythme et la musique d’autre part. Sachant qu’il faut 24 photogrammes pour faire une seconde de film, il est aisé de penser ensuite les choses de manière rythmée et musicale.

Le Portefeuille
Vincent Bierrewaerts / Animation / Belgique / 2003 / 10 min
"Le Portefeuille" s’apparente à un film d’animation narratif classique. S’il trouve pourtant sa place parmi ces films expérimentaux, c’est parce qu’il expérimente une forme de narration particulière. L’originalité de la narration tient dans la superposition des histoires, des destinées, dans une même image. "Et si j’avais fait ça qu’aurait été ma vie ?" Le film est une réponse ludique et colorée à cette question. Chaque réalité peut se décomposer en une infinité de possibles comme une couleur en une infinité d’autres couleurs.

Oïo
Simon Goulet / Animation / Canada / 2003 / 8 min
Comme beaucoup de films expérimentaux, "Oïo" fonctionne avant tout sur les impressions esthétiques visuelles et sonores des formes, des couleurs et de la musique ainsi que sur la surprise que suscite le parti pris de réalisation : l’originalité de l’idée et la prouesse technique. "Oïo"est une "cinépeinture", une sorte de tableau mobile, constitué par les mouvements de la peinture en vol. Ces mouvements éphémères sont difficilement observables. Grâce au dispositif qu’il met en place, Simon Goulet capte ces mouvements chaotiques et aléatoires pour en faire un nouvel espace visuel esthétique et harmonieux. Ce film a été très long et complexe à réaliser. Sa réalisation s’est déroulée sur onze ans et a nécessité : 540 litres de peinture, 56 couleurs, 7000 mètres de pellicule, 33 000 images numérisées, 360 images par seconde, une catapulte créée spécialement pour le film.

Trois Petits Chats
François Vogel / Animation / France / 2002 / 6 min
Un exercice de style où les mots et les images jouent entre eux, se déforment, se mélangent.

Flux
Christopher Hinton / Animation / Canada / 2002 / 8 min
Flux retrace la vie de deux générations d’une famille. Mais nous sommes bien loin d’une narration classique. Par son graphisme éclaté, son animation très rapide, plus que raconter une histoire, il suggère le désordre de la vie, l’entropie, le passage inexorable du temps.

Fast Film
Virgil Wildrich / Animation / Autriche, Luxembourg / 2003 / 14 min
L’Histoire du cinéma, du muet à nos jours, à travers tous les styles de films : burlesque, espionnage, cape et épée, western, comédie musicale, fantastique. C’est un hommage au cinéma, avec un regard un peu nostalgique sur tout ces comédiens et ces films, qui, même si on ne les a pas tous vus, semblent familiers. C’est aussi l’Histoire, comme l’archétype des histoires de tous les films. En nous montrant une poursuite faire de vingt poursuites, Virgil Widrich nous dit La Poursuite comme une métaphore de toutes ces poursuites dont notre mémoire et notre imaginaire sont remplis. Ainsi démultipliée l’image ne représente plus, elle symbolise. Et ce sont tous les archétypes du cinéma qu’évoque Virgil Widrich : l’homme, la femme, l’amour, la poursuite, la peur, le gentil, le méchant, le danger, le combat, le sauveur, les retrouvailles.

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