Festival Ciné Junior : Édition 2018

Discours des classes Jury

Discours des classes-jury

Collège Paul Klee, Thiais
Classe de 3e de M. Laurent Bellamy et Mme Christine Motte

Bonjour,

Nous sommes la classe de 3e cinéma du collège Paul Klee à Thiais et nous sommes très heureux d’avoir été retenus pour être classe-jury dans ce festival Ciné Junior 2018. Nous vous remercions d’avoir organisé et maintenu le Festival malgré les intempéries.

Nous tenons aussi à remercier Lou Vernin de nous avoir aidés à analyser les sept films en compétition et à exprimer nos points de vue. Merci aux cinémas de Choisy-le-Roi et d’Orly de nous avoir accueillis toute la journée pour la projection des films et au moment des repas.

Nous avons regardé les films avec beaucoup d’intérêt même si certains s’adressaient aux plus petits. Nous avons remarqué que plusieurs films parlaient de la relation père-enfant. C’est le cas de Mala Junta, Village Rockstar, Ethel et Ernest et Les deux Irènes. Nous avons été particulièrement touchés par ce thème.

La délibération s’est déroulée vendredi matin. Nous avons rapidement retenu quatre films sur lesquels nous avons débattu : Ethel et Ernest, My Entire High School Sinking into the Sea, Les deux Irènes et Mala Junta.

Dans Ethel et Ernest, nous avons apprécié l’esthétique douce des couleurs pales et la palette des émotions mais nous n’avons pas retenu le film car il manque de suspens, il manque un véritable fil conducteur. De plus, les relations entre les personnages ne sont pas approfondies et nous avons trouvé que le passage d’un événement à un autre était très répétitif.

Dans My Entire High School Sinking into the Sea, nous avons en revanche apprécié le suspens, le climat angoissant et l’utilisation des couleurs vives exprimant les émotions mais nous ne l’avons pas retenu en raison de la musique trop forte et trop présente, des émotions limitées et de son esthétique agressive.

Nous avons apprécié Les deux Irènes pour l’originalité du sujet et de son traitement. La mise en scène est soignée. Les plans se répondent, il y a une omniprésence du miroir. Nous avons été sensibles à la résolution formelle du problème, la double vie cachée du père, par l’échange des places des deux jeunes filles dans les deux familles. Mais nous ne l’avons pas retenu parce qu’un autre film a eu plus d’arguments en sa faveur.

Nous avons décidé d’accorder le prix au film Mala Junta, réalisé par Claudia Huaiquimilla pour plusieurs raisons. Nous avons tout d’abord apprécié la transformation remarquable de Tano et de Chéo rendue possible par leur rencontre. Les deux adolescents apprennent à se construire malgré une vie familiale difficile. Nous avons ensuite été touchés de voir le courage de ces deux jeunes qui se relèvent en s’entraidant. Cette transformation est ponctuée de plusieurs scènes clés : l’assassinat du leader Mapuche qui horrifie Tano, la scène où Tano se libère face à son père et la scène de la bagarre au lycée.
Nous avons été particulièrement sensibles à la scène où Tano crie à son père ses douleurs d’enfant abandonné et où le père entend son fils et le soutient quand il vomit. La violence du moment est très bien exprimée par les phares aveuglants de la voiture qui placent en contre-jour les personnages.

Aussi, nous avons été émus en découvrant les discriminations subies par les Mapuches, cette minorité qui lutte au Chili. La mort du leader nous interroge sur la justice.

Pour finir, nous avons aimé ce film difficile parce qu’il aborde la complexité du monde en montrant les points de vue différents des personnages et leur évolution. Le spectateur entre dans le film avec des préjugés sur les personnages et à la fin, avec eux, il en sort transformé.

Collège Jean Perrin, Vitry
Classe de 4e de M. François Miquet

Bonjour à tous,

Nous avons le plaisir de décerner le prix Ciné Junior de la classe de 4e A du collège Jean-Perrin de Vitry-sur-Seine à un réalisateur qui vient de loin, qui, d’après son film, semble bien connaître les adolescentes.

Il sait déplacer la tristesse et la colère.
Il nous a montré la liberté d’aller se baigner nu dans la rivière.
Il nous a montré la liberté des filles et des garçons qui se rencontrent au cinéma.

Il nous a montré comment une amitié naît entre deux filles qui n’auraient jamais dû s’apprécier et qui auraient dû se détester.

Il nous a fait partager leur complicité.
Nous faisions du vélo avec elles grâce à la caméra qui les suivait.

Vous l’avez deviné, le titre de ce film est : As duas Irenas, Les deux Irènes !
Et son réalisateur est Fabio Meira !

On peut dire aussi que nous avons eu la chance de rencontrer Isabela Torres, la 2ème Irène.
On lui a demandé si elle avait été gênée de montrer une partie intime de son corps.
Elle nous a répondu que le réalisateur l’avait rassurée. Elle était entourée de femmes à ce moment-là.

Elle nous a dit aussi que le réalisateur lui avait expliqué pourquoi cette scène était importante pour le scénario du film. Le spectateur doit comprendre que la 2ème Irène a un corps plus développé et que la 1ère Irène envie ce corps.

Merci pour le regard que porte votre caméra sur les adolescents.

Merci pour cette chaleur qui vient du Brésil, au bon moment !

Collège Jean Macé, Fontenay-sous-Bois
Classe de 3e de M. Tigrane Davin

Tout d’abord, nous remercions remercions notre professeur, M. Davin, de nous avoir inscrit au Festival cine junior 2018. Pascale, de nous avoir accompagné et aidé à comprendre les films, Anne-Laure, de nous avoir présenté les films.

Nous remercions les réalisateurs des films, la réalisatrice de Village Rockstars et Pascal Colson, le réalisateur des Enfants du hasard, de nous avoir présenté leurs films.

On était content d’être classe jury. C’est une première fois pour notre classe, on a trouvé cette expérience géniale. Si c’était à refaire, on le referait avec plaisir.
On s’est prêté au jeu du jury. Pour tous les élèves de notre classe, c’était la première fois qu’on voyait autant de films en si peu de temps au cinéma, c’était une super expérience.

Les Enfants du Hasard a été un bon film pour nous car tout d’abord les personnages du film n’étaient pas des acteurs, ils n’ont pas fait de formation donc cela rendait le film plus authentique.
Ce film nous a plu parce qu’on a découvert en Belgique un autre système scolaire comme l’évaluation de fin de passage primaire nommée le CEB, et les cours de religion étaient intégrés au programme scolaire, ce qu’il n’y a pas en France.
Ce qui nous a plu dans ce film c’est que les Turcs qui ont migré nous racontent l’histoire de leur migration et leur travail dans les mines de charbon.

Nous trouvons que le film Mala Junta porte bien son nom car dans l’histoire il nous montre deux garçons, un qui est dans la violence et dans la délinquance et l’autre garçon qui est sensible, gentil et un peu timide.
Le fait que les deux garçons se soient rencontrés a permis un grand changement chez les deux. Cheo a pris de l’assurance et il est capable de s’affirmer à la fin du film et Tano a ouvert son coeur, il est devenu plus humain et il a pris conscience qu’il pouvait utiliser son énergie pour défendre des bonnes causes.
Avant, on ne connaissait pas les Mapuches. C’est des Amérindiens qui étaient là avant les Européens.
Nous avons vu qu’il sont une culture différente, notamment lors des cérémonies comme les enterrements. Ils ont également une langue différente.
Nous avons également été touché par l’injustice dont ils sont victimes car ils sont mal intégrés, maltraités par la police quand elle débarque chez eux et par le reste de la population. On confisque leurs terres pour abattre les arbres qui servent à fabriquer du papier.
Nous avons trouvé que dans Mala Junta l’éducation était une thématique intéressante car la mère de Tano ne s’occupait pas de lui et l’a finalement abandonné. Il est parti vivre chez son père qui ne le connaissait et ne le comprenait pas.
Cela soulève un point très important qui est la question de l’éducation. En effet, un jeune qui se sent abandonné peut faire des bêtises comme le personnage de Tano. Les spectateurs peuvent être interpellés et s’identifier aux comportements des parents de Tano et Cheo.

Nous pensons que la solidarité est une valeur importante dans la vie et particulièrement chez les jeunes qui en manquent parfois. A la fin du film, Tano fait le choix de se sacrifier pour défendre Cheo. Il obéit à sa conscience, même si cela lui fait prendre de grands risques et nous admirons ce geste.

C’est pour toutes ces raisons que parmi tous les films en compétition, nous avons choisi le film Mala Junta.

Collège Jules Ferry, Villeneuve-le Roi
Classe de 4ème de Mmes Awa Diarra et Florence Pauc

Tout d’abord, nous souhaitons remercier Lou Vernin pour son dévouement envers toutes les classes, ainsi que les organisateurs de Collège au Cinéma : Anne-Sophie Lepicard et la scénariste Marion Desseigne-Ravel qui sont venues nous expliquer notre rôle de jury et le fonctionnement du Festival.

Nous adressons nos remerciements également à l’entièreté de l’équipe cinématographique ainsi que nos professeurs qui nous accompagnés durant cette expérience.

Enfin, nous remercions les réalisateurs de bien avoir voulu partager leurs films avec nous.

Nous allons vous présenter le film que nous avons choisi, mais avant cela, nous allons vous présenter les liens que nous avons pu établir entre les affiches et les films en compétition car chaque film nous a marqués.

Seul « Petites histoires sur Papa et maman » ne sera pas présenté car nous n’avons pas pu le voir à cause des intempéries

LES 2 IRENES
Sur l’affiche, nous pouvons voir les jambes des 2 Irenes ; cela symbolise leur complicité ; l’une des 2 lit un livre qui parle d’amour comme dans le film ; leurs visages sont cachés ; cela crée un lien avec le secret du film que nous avons aimé.

VILLAGE ROCKSTARS 
DHUNU se tient au milieu des champs ; le regard tourné vers le ciel, cela rappelle la question du sage du nord : « qu’est-ce qui est plus vaste que le ciel ? » la réponse étant la mère, la maman.
Elle ferme les yeux comme si elle rêvait, cela fait écho à son rêve de former un groupe de rock.

MALA JUNTA 
Sur l’affiche, on voit un arbre qui symbolise :
- l’amitié entre Cheo et Tano
- le lieu de leur rencontre
- la lutte des Mapuche pour sauvegarder leur territoire
A la fin cet arbre sera déraciné, tout comme les Mapuche et peut-être l’amitié entre Tano et Cheo.

MY ENTIRE HIGH SCHOOL SINKING INTO THE SEA
- l’affiche montre énormément de couleurs qui illustrent la confusion mais aussi les émotions qui sont diverses.
- le titre évoque une chute, les personnages sont sens
dessus dessous.
- le héros en blanc se tient droit contrairement aux autres ; c’est grâce à lui que les autres seront sauvés.

ETHEL & ERNEST
Sur l’affiche on voit Ethel & Ernest en train de se séparer de leur fils. Cela montre qu’ils essaient de protéger leur fils d’une attaque lors de la 2e GM.
Les couleurs de l’affiche sont pastel ; cela évoque la simplicité et la douceur qui représentent l’amour que les parents ont pour leur fils.

ENFANTS DU HASARD 
Tous les enfants sont à vélo ; ils ont l’air heureux ;
On voit le paysage dessiné, ainsi que la mine de charbon à l’arrière-plan, dessinées par les enfants car c’est leur point de vue : c’est leur histoire, leurs origines (ce st leurs grands-parents qui travaillaient dans la mine)
On voit une jeune fille au premier plan. Elle est attachée à ses traditions mais en même tps, elle a un désir d’ouverture car elle aime le football et fait du vélo comme les garçons.

Après de nombreuses hésitations entre tous ces films en compétition, nous avons décidé de décerner le Prix des Collégiens au film Ethel & Ernest
En particulier parce qu’il s’agit d’une histoire vraie écrite et dessinée par leur fils.
C’est une histoire touchante et intelligente en même temps car cela reprend des évènements historiques.
Enfin l’Histoire est simple ; on les suit du début de leur rencontre à la fin de leur vie.
On a tout de suite été pris par ce film d’animation, dès le début. On ressent les mêmes émotions que les personnages : tristesse, joie, amour.

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