Festival Ciné Junior : Édition 2003

Programme de danse

Aunis
Luc Riollon / France / 1999 / 13 min
L’Aunis est une ancienne province de France située sur la côte atlantique et composée d’îles et de presque îles. C’est peut-être pour cela que le réalisateur a choisi, pour filmer ce pas de trois, une magnifique plage de sable et de dunes. Dans un style néo-classique sur une partition de deux accordéons aux accents folkloriques, les trois danseurs vêtus de noir et de blanc évoluent entre terre et ciel, à la fois insectes et oiseaux. La fluidité de ce filmage réside dans les raccords qui se font à chaque fois dans le mouvement.

Une Danse le temps d’une chanson : Tout morose
Olivier Mégaton / France / 1997 / 4 min
Cette chorégraphie est destinée à être filmée sous la forme classique du clip. C’est la lecture d’une chanson avec un décalage humoristique qui utilise deux décors (studio) intemporels et des effets spéciaux (surimpression d’images pour le plan "essuie glace" et incrustation pour les haleines). Ici la caméra est toujours fixe et frontale, ce sont les danseurs qui s’approchent ou s’éloignent de l’objectif dans une profondeur de champ permise par le grand angle.

Le Défilé
Marc Caro / France / 1987 / 4 min
Pour ce défilé de mode résolument moderne, un couloir de métal a remplacé le podium. Un univers décalé se dessine dans une chorégraphie à la fois drôle et étrange et grâce à un filmage en plans fixes qui offre des points de vue inattendus (plongée et contre-plongée). Les danseurs s’approchent ou s’éloignent de la caméra, pour présenter des costumes extravagants (les crinolines, les mariés, les vieux slips) annoncés par une pancarte.

78 Tours
Georges Schwizgebel / Suisse / 1985 / 4 min
Ce magnifique dessin animé qui évoque l’univers pictural d’Edwards Hopper se déroule dans la spirale d’une valse jouée à l’accordéon. C’est le rêve matinal d’un homme. Les dessins se font et se défont, liés par la couleur, la forme ou le mouvement dans un jeu de correspondances. La fluidité de l’enchaînement des plans nous entraîne dans un univers poétique où un homme devient un escalier qui devient une tasse qui devient un manège etc.

Ta Katie t’a quitté
Eric Legay / Belgique / 1997 / 3 min
Ici, la chorégraphie est volontairement décalée par rapport au texte. Dans un décor onirique, deux jeunes femmes évoluent entre danse et pantomime. Le filmage est frontal en plan large dans un dispositif théâtral.

D’une cité à l’autre
Hélène Moinerie / France / 2001 / 5 min
Ce court film expérimental se regarde comme un poème visuel et musical qui m’le photos, images documentaires, technique de colorisation et de grattage de pellicule. Il nous transporte de la foule anonyme du Paris de Barbés à la fête du village mandingue en Afrique de l’ouest là o_ la danse rythme la vie des gens. Dans un montage, qui colle au rythme frénétique des djembés, la progression visuelle va vers l’abstraction et le non figuratif pour finir dans une série de couleurs psychédéliques qui rappellent l’esthétisme des années 70.

Tu mi fai girar
Laura Scozzi / Italie / 1994 / 4 min
Sur le mode du clip, cette chorégraphie est interprétée par un couple qui évolue dans un style danse théâtre. La réalisatrice déréalise le décor du manège en lui donnant une dominante de couleur orange. Les chevaux de bois tournent inlassablement tandis que le couple s’étreint, se sépare, s’agresse pour s’étreindre à nouveau dans un mouvement perpétuel.

La Danse des brutes
Janet Perlman / Canada / 2000 / 10 min
Ce court-métrage canadien fait partie d’une série de films d’animation "Animapaix" destinés aux enseignants et éducateurs comme outil pédagogique contre la violence. Les jeunes persécuteurs de La Danse des Brutes sont des personnages de fiction, mais cette fable n’en traduit pas moins une réalité trop familière. Le rythme dansant qui traverse tout le film évoque aussi l’intimidation incessante qu’ils infligent à leurs victimes : pas plus qu’on ne peut faire taire la musique, personne n’arrive à empêcher ces brutes de tyranniser leur proie. Le film ne propose aucune solution, mais, nous incite plutôt à réfléchir aux moyens de lutter contre le phénomène d’agression entre pairs.

Le Moine et le Poisson
Michael Dudok de Wit / France / 1994 / 6 min
Un moine découvre un poisson dans un réservoir d’eau, au bout d’un aqueduc, tout prés de son monastère. Il essaie de l’attraper en utilisant toutes sortes de moyens. Sa poursuite se transforme en quête symbolique et se termine dans un envol vers le ciel où l’animal et l’homme disparaissent. Dans ce court-métrage original, l’animation est sobre, les couleurs pastel évoquent plus qu’elles ne décrivent un univers. Le moine et le poisson se déplacent par petits sauts soutenus par la grosse-caisse pour l’un et la flûte pour l’autre.

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